Valence, pas Godella
L’acte civil est sans ambiguïté : Emilio naît dans la ville de Valence, au domicile de son père, le 12 décembre 1901. Godella correspond aux attaches de ses parents et grands-parents.
Cette page évite que les hypothèses deviennent, à force d’être répétées, de fausses certitudes. Elle intègre le dépouillement du corpus familial, des archives publiques et des sources indexées accessibles en août 2026.
L’acte civil est sans ambiguïté : Emilio naît dans la ville de Valence, au domicile de son père, le 12 décembre 1901. Godella correspond aux attaches de ses parents et grands-parents.
La liste CDMH PS-SERIE_MILITAR 1098, folio 336, le nomme commissaire politique de la 7e batterie de Calella à partir du 1er décembre 1936.
Las Noticias cite un « Emilio Llorens, delegado político » venu de Calella, blessé avec Valentín Gen dans la voiture de José Bigas. Le nom, la fonction, le lieu et la date recoupent la liste militaire.
Carmen nomme le Canarias. Le véritable croiseur opère bien sur la côte du Maresme en juin et juillet 1937, pendant la période compatible avec le séjour familial.
La notice libertaire dit seulement qu’Emilio s’enrôle dans une centurie d’une colonne confédérale. Aucun document trouvé ne donne son nom.
La famille situe Emilio à l’Èbre et la notice libertaire le place dans l’artillerie du front d’Aragon. La nomination du 1er septembre 1938 confirme son rang, mais ni son unité ni son lieu.
Carmen parle de dix mois à Argelès ; la nécrologie évoque plusieurs camps sans les nommer. Les deux informations sont compatibles mais incomplètes.
L’agrandissement confirme la date du 7 août 1945, mais pas le lieu. Le mot commence vraisemblablement par « Che… » et semble finir par un y ; « Chevry » n’est qu’une lecture possible parmi Chenay, Chéroy, Cheny ou Cheney.
Le témoignage nomme une fabrique de savon Benito Ferrer. Une contextualisation topographique propose Bautista Ferré ; les deux entreprises existaient à quelques mètres l’une de l’autre à La Sagrera.
Le bulletin de décès de la Ville d’Agde fixe le décès au 2 octobre 1969 à 10 heures. Une généalogie indiquant le 6 octobre était erronée.
La famille a signalé en mars 2025 qu’une vidéo de Carmen était en cours de numérisation. Aucune copie consultable n’a encore été retrouvée dans le corpus familial disponible.
Le meilleur correspondant est le conflit de mai 1962 : arrêt de travail le 14 mai, fermeture patronale annoncée le 22 mai pour quinze jours et quatre licenciements. Les inondations et la neige de 1962 apparaissent dans la même séquence du récit.
L’Emilio Llorens détenu à Valence en avril 1939, la famille Llorens–Roig et le sculpteur Llorenç Caballé concernent d’autres personnes. Aucun de ces documents ne complète la biographie d’Emilio Llorens Caballer.
Le dépouillement des quatre pages du numéro de presse du 3 août 1938 ne contient aucune mention d’Emilio Llorens. La seule occurrence d’Emilio concerne une autre personne.
Carmen raconte qu’un jeune soldat appelé accompagne Emilio près de Gérone au début de 1939, revient rassurer la famille après son passage de la rivière, puis aide en 1949 à payer les papiers du départ de Maria, Eugenia et Aurora. Une note le dit âgé d’environ vingt ans en 1939 et relie son beau-frère à une boutique de meubles du carrer Gran de Sant Andreu. « Balaguer » reste un indice non vérifié.
Isabel, Eugenia, Amparo et Madalena figurent dans l’arbre familial, mais sans date, conjoint, métier ni adresse. Le dépouillement nominatif du corpus familial et des résultats publics ne fournit encore aucune preuve qu’elles aient suivi Emilio à Barcelone.
Une photographie de la borne nominative du musée identifie Dolores Pons Peydró, née le 23 mars 1888, veuve et domiciliée au 16, rue de Portugal à La Sagrera. Elle entre le 17 mai 1929, à 41 ans, dans la section tissage de l’usine Fabra i Coats de La Sagrera. La famille la rattache à la branche de Maria Pons Peidró.
La Fabra i Coats possédait une usine de filets rue Berenguer de Palou. Mais l’usine où travaillait Maria était Hijos de Gabriel Julià, rue de Portugal, elle aussi appelée Les Xarxes. Il s’agit de deux entreprises distinctes.
Un bulletin officiel de l’Instituto Nacional de Previsión cite exactement « Francisco Lloréns Cáballer » parmi les bénéficiaires valenciens d’un prêt de nuptialité attribué en novembre 1942. La rareté du nom complet et l’arbre familial qui associe Francisco à Gloria Cerdan rendent l’identification probable.
L’archive municipale a fourni quatre photographies et des publications, mais aucun dossier de soldat de la batterie.
La mairie n’a retrouvé personne se souvenant du passage d’Emilio dans le village.
Le consortium mémoriel de l’Èbre n’a pas identifié l’unité et a orienté la demande vers le service de recherche documentaire de la Generalitat.
L’index 2026 est consultable, mais l’affichage des résultats et des images exige un compte personnel. La fiche déjà conservée, dossier 31.463, ne nomme aucun camp.
Les variantes Emilio / Emili, Llorens / Lloréns et Caballer / Caballé ne produisent pas de nouvelle unité ou fiche de camp indexée.
Les recherches exactes pour Isabel, Eugenia, Amparo et Madalena Llorens Caballer ne dépassent pas l’arbre familial déjà connu. Cela ne permet ni de confirmer ni d’exclure leur présence à Barcelone.
Localisation, construction et bombardements de Calella.
↗02Route des espaces de mémoire de CalellaContexte municipal sur les défenses côtières et les refuges.
↗03La guerre sur la côte du MaresmeOpérations navales et présence du Canarias sur la côte en 1937.
↗04Parc d’artillerie de Sant AndreuLe site militaire, ses armes et le 19 juillet 1936.
↗05Front d’Aragó 1936–1938Rapport de la Generalitat sur le déploiement des unités.
↗06Fichier espagnol de l’OFPRA185 646 fiches indexées, annoncées en ligne le 30 mars 2026.
↗07Recensement des étrangers de 1945Piste nominative pour le séjour d’Emilio en 1945 ; le dépouillement reste incomplet.
↗08Recensements de population de Seine-et-MarneLes recensements de 1946 de Chevry-Cossigny et Chevry-en-Sereine ont été vérifiés sans trouver Emilio.
↗09Présentation de ChéroyUne des communes à comparer avec la graphie manuscrite, à la limite de la Seine-et-Marne.
↗10Prêts de nuptialité de novembre 1942Bulletin officiel citant Francisco Lloréns Cáballer dans la liste de Valence.
↗11Pegaso et les luttes ouvrièresConflits de 1956 et de 1962 à l’usine ENASA de La Sagrera.
↗12Les modèles syndicaux chez ENASAChronologie détaillée de la grève et du lock-out de mai 1962.
↗13Notice libertaire d’Emili LlorensSource secondaire pour la centurie, l’artillerie, les camps et la CNT d’Agde.
↗14San Mateo de TrasancosFosse recensant Eugenio parmi les hommes du Mar Cantábrico.
↗15Padró historique de BarceloneRegistres conservés à partir de 1930 et lacune complète entre 1935 et 1940.
↗16Fonds Fabra i Coats de l’ANCInventaire de l’entreprise, dont 545 unités de gestion des ressources humaines.
↗17La collection MUHBA Fabra i CoatsFiches du personnel, entrées, sorties, promotions et retraites du site de Sant Andreu.
↗18Hijos de Gabriel Julià à La SagreraHistoire de la fabrique de filets appelée Les Xarxes où travaillait Maria.
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