Archives d’une famille ouvrière

Une familleprise dansl’histoire

À Godella, La Sagrera, Ferrol et Agde, les trajectoires des Llorens Caballer racontent le travail, l’engagement, la répression et l’exil.

Maria Pons Peidró entourée de ses filles Carmen, Aurora et Eugenia
Maria et ses filles · archive familiale
8 enfants Llorens Caballer3 filles d’Emilio et Maria2 frères frappés par la guerre

Une maison de huit enfants

Eugenio Llorens Suay, courtier en grains, et María Isabel Caballer Marí forment le foyer dont naissent Emilio, Isabel, Eugenio, Eugenia, Amparo, Ramon, Madalena et Francisco. Les portraits sont identifiés par l’archive familiale ; l’ordre exact des naissances reste à consolider.

Portrait d’Eugenio Llorens Suay, père de la fratrie
Eugenio Llorens Suayle père · archive familiale
Portrait de María Isabel Caballer Marí, mère de la fratrie
María Isabel Caballer Maríla mère · archive familiale

Huit noms,
des destins à retrouver

02
Iportrait recherché

Isabel

sœur · dates à établir

04
Eportrait recherché

Eugenia

sœur · dates à établir

05
Aportrait recherché

Amparo

sœur · dates à établir

06Portrait de Ramon Llorens Caballer

Ramon

frère · dates à établir

07
Mportrait recherché

Madalena

sœur · dates à établir

08Portrait de Francisco Llorens Caballer

Francisco

frère · Valence en 1942 ?

Cette galerie ne prétend pas combler les silences : elle montre aussi les visages et les dates qui manquent encore à l’archive.

Les liens,
et leurs preuves

L’arbre ci-dessous restitue la branche directe aujourd’hui connue. Les actes priment ; les dates fournies uniquement par les arbres familiaux restent signalées comme telles.

branche LlorensFrancisco Llorens Tarrasa† 10 mars 1904
+
branche SuayEugenia Suay Valls† 11 mai 1889
branche CaballerJosé Caballer1833—1896
+
branche MaríMagdalena Marí† 17 août 1919
mariés le 10 août 1894Eugenio Llorens Suay+María Isabel Caballer Marí
branche développéeEmilio
enfantIsabel
enfantEugenio
enfantEugenia
enfantAmparo
enfantRamon
enfantMadalena
enfantFrancisco
mariés le 1er décembre 1926Emilio Llorens Caballer + Maria Pons Peidró1901—1969 · 1900—1996
filleCarmen1927—2012
filleEugenianée en 1931
filleAuroranée en 1935
BSources croisées

Généalogie familiale : source de travail à recouper avec l’état civil.

BSources croisées

Un bulletin officiel cite un Francisco Lloréns Cáballer à Valence en novembre 1942. L’identification au frère d’Emilio est probable, pas encore certaine.

Arbre d’Emilio · archive familialeBranche élargie · en cours

Les sœurs
ont-elles vécu ici ?

Pour l’instant, aucun document ne permet d’affirmer qu’Isabel, Eugenia, Amparo ou Madalena ont rejoint Emilio à La Sagrera. Leur présence dans l’arbre familial prouve la parenté, pas une résidence barcelonaise.

01

Isabel Llorens Caballer

Nom attesté par l’arbre familial

Aucune date, adresse, profession ou union retrouvée.

02

Eugenia Llorens Caballer

Nom attesté par l’arbre familial

À ne pas confondre avec Eugenia Llorens Pons, la fille d’Emilio née en 1931.

03

Amparo Llorens Caballer

Nom attesté par l’arbre familial

Aucune occurrence nominative exploitable hors de la généalogie familiale.

04

Madalena Llorens Caballer

Nom attesté par l’arbre familial

Cherchée également sous la variante Magdalena, sans résultat décisif.

Eugenio Llorens Caballero debout, vêtu d’un manteau et d’un chapeau
Portrait d’Eugenio · archive familiale
Le frère · le cargo · la répression

Eugenio,
le frère d’Emilio

Premier steward du Mar Cantábrico, Eugenio traverse l’Atlantique sur une mission républicaine, se marie en mer avec Socorro Barberena Palomino, puis est exécuté à Ferrol en 1937.

Lire son histoire complète

Un nom retrouvé,
un lien à préciser

La base nominative consultable sur la borne du musée de la Fabra i Coats identifie Dolores Pons Peydró, de la famille de Maria, comme ouvrière de l’usine de La Sagrera. Son lien généalogique exact avec Maria reste à établir.

Dolores Pons Peydrónée le 23 mars 1888

La fiche la décrit comme veuve et rattache explicitement son dossier à la famille « Pons Peydró ».

17 mai 1929entrée à 41 ans

Elle entre à l’usine Fabra i Coats de La Sagrera, dans la section tissage.

16, rue de PortugalLa Sagrera

L’adresse portée par la base se trouve dans la même rue que l’usine Hijos de Gabriel Julià où travaillait Maria.

La graphie « Peydró » diffère du « Peidró » employé pour Maria. Le nom complet et la mémoire familiale relient Dolores à sa branche, mais un acte d’état civil reste nécessaire pour préciser si elle était sœur, tante ou cousine. Maria travaillait dans une autre entreprise : Hijos de Gabriel Julià.

Maria, Carmen,
Eugenia, Aurora

Pendant qu’Emilio est au front puis en France, Maria travaille, perd son emploi parce qu’elle est « la femme d’un rouge », vend dans la rue et maintient le foyer. Carmen transmet cette histoire ; Eugenia et Aurora rejoignent leurs parents en exil en 1949. La biographie familiale ne se résume pas au parcours des hommes.

Lire la voix de Carmen
Carmen, Aurora, Maria Pons Peidró et Eugenia
De gauche à droite : Carmen, Aurora, Maria et Eugenia

Un arbre n’est jamais fini.

Les portraits d’Isabel, Eugenia, Amparo et Madalena, leurs dates, leurs lieux de vie et l’identité du membre de la famille passé par la Fabra i Coats restent à retrouver. Chaque ajout sera daté, sourcé et rattaché à son niveau de preuve.

Voir les chantiers de recherche Pourquoi cette enquête