Réquisitionné par la République, le cargo quitte l’Espagne pour aller chercher en Amérique les armes que la non-intervention européenne rend presque impossibles à obtenir.

Eugenio
Llorens Caballero
Premier steward du cargo républicain, Eugenio ne doit plus rester une note en marge de la vie d’Emilio. Son histoire relie la famille aux réseaux internationaux de solidarité et à la répression franquiste.
Le voyage commence bien avant la capture. Le Mar Cantábrico relie l’Espagne républicaine aux réseaux de soutien de New York et du Mexique. Eugenio sert à bord pendant cette traversée clandestine de l’Atlantique, sur un navire marchand devenu enjeu militaire.
Des avions, des moteurs, du matériel et des secours sont chargés à New York avant que le navire ne poursuive vers le Mexique.
À Veracruz, le chargement est complété par des armes et près de quatorze millions de cartouches. Camouflé en cargo britannique, le navire reprend la mer vers Santander.
Eugenio épouse Socorro Barberena Palomino, passagère mexicaine du cargo républicain.
Le Mar Cantábrico est pris par le croiseur Canarias au large de Santander, avant d’atteindre sa destination.
Socorro est expulsée d’Espagne. Son nom est aussi transcrit « Barbarena » dans les sources familiales.
Eugenio est fusillé à Punta del Martillo, à Ferrol, puis inhumé à San Mateo de Trasancos.
Revenir à la fratrie
Eugenio est l’un des huit enfants de la famille Llorens Caballer. La page familiale rassemble leurs parents, la généalogie et les portraits aujourd’hui identifiés.
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