À Godella, La Sagrera, Ferrol et Agde, les trajectoires des Llorens Caballer racontent le travail, l’engagement, la répression et l’exil.
Maria et ses filles · archive familiale
8 enfants Llorens Caballer3 filles d’Emilio et Maria2 frères frappés par la guerre
Godella → Barcelone
Une maison de huit enfants
Eugenio Llorens Suay, courtier en grains, et María Isabel Caballer Marí forment le foyer dont naissent Emilio, Isabel, Eugenio, Eugenia, Amparo, Ramon, Madalena et Francisco. Les portraits sont identifiés par l’archive familiale ; l’ordre exact des naissances reste à consolider.
Cette galerie ne prétend pas combler les silences : elle montre aussi les visages et les dates qui manquent encore à l’archive.
Généalogie
Les liens, et leurs preuves
L’arbre ci-dessous restitue la branche directe aujourd’hui connue. Les actes priment ; les dates fournies uniquement par les arbres familiaux restent signalées comme telles.
branche LlorensFrancisco Llorens Tarrasa† 10 mars 1904+branche SuayEugenia Suay Valls† 11 mai 1889
branche CaballerJosé Caballer1833—1896+branche MaríMagdalena Marí† 17 août 1919
mariés le 10 août 1894Eugenio Llorens Suay+María Isabel Caballer Marí
mariés le 1er décembre 1926Emilio Llorens Caballer + Maria Pons Peidró1901—1969 · 1900—1996
filleCarmen1927—2012filleEugenianée en 1931filleAuroranée en 1935
BSources croisées
Généalogie familiale : source de travail à recouper avec l’état civil.
Arbre d’Emilio · archive familialeBranche élargie · en cours
Enquête familiale · Barcelone
Les sœurs ont-elles vécu ici ?
Pour l’instant, aucun document ne permet d’affirmer qu’Isabel, Eugenia, Amparo ou Madalena ont rejoint Emilio à La Sagrera. Leur présence dans l’arbre familial prouve la parenté, pas une résidence barcelonaise.
01
Isabel Llorens Caballer
Nom attesté par l’arbre familial
Aucune date, adresse, profession ou union retrouvée.
02
Eugenia Llorens Caballer
Nom attesté par l’arbre familial
À ne pas confondre avec Eugenia Llorens Pons, la fille d’Emilio née en 1931.
03
Amparo Llorens Caballer
Nom attesté par l’arbre familial
Aucune occurrence nominative exploitable hors de la généalogie familiale.
04
Madalena Llorens Caballer
Nom attesté par l’arbre familial
Cherchée également sous la variante Magdalena, sans résultat décisif.
Portrait d’Eugenio · archive familiale
Le frère · le cargo · la répression
Eugenio, du Mar Cantábrico
Premier steward du cargo républicain, Eugenio ne doit plus rester une note en marge de la vie d’Emilio. Son histoire relie la famille aux réseaux internationaux de solidarité et à la répression franquiste.
Le voyage commence donc bien avant la capture. Le Mar Cantábrico relie l’Espagne républicaine aux réseaux de soutien de New York et du Mexique. Eugenio sert à bord pendant cette traversée clandestine de l’Atlantique, sur un navire marchand devenu enjeu militaire.
01
Une mission républicaine
Réquisitionné par la République, le cargo quitte l’Espagne pour aller chercher en Amérique les armes que la non-intervention européenne rend presque impossibles à obtenir.
02
Escale à New York
Des avions, des moteurs, du matériel et des secours sont chargés à New York avant que le navire ne poursuive vers le Mexique.
03
Départ de Veracruz
À Veracruz, le chargement est complété par des armes et près de quatorze millions de cartouches. Camouflé en cargo britannique, le navire reprend la mer vers Santander.
04
À bord
Eugenio épouse en mer Socorro Barberena Palomino, passagère mexicaine du cargo républicain.
05
Capture
Le Mar Cantábrico est pris par le croiseur Canarias au large de Santander.
06
Séparation
Socorro est expulsée d’Espagne. Son nom est aussi transcrit « Barbarena » dans les sources familiales.
07
Exécution
Eugenio est fusillé à Punta del Martillo, à Ferrol, puis inhumé à San Mateo de Trasancos.
APièce primaireDépart, cargaison et exécution documentés
La Sagrera · Sant Andreu de PalomarLes noms actuels des rues sont visibles sur le fond de carte.
certainrecoupétémoignageà localiser
Topographie familiale · 10 lieux
La lutte avait des adresses
Cette carte rassemble tout ce qui relie aujourd’hui la famille au quartier : logement, travail textile, usines, abris, engagement militaire, répression, luttes ouvrières et pistes encore sans adresse exacte.
Une note indique qu’un membre de la famille aurait travaillé à la Fabra i Coats. Aucun registre consultable en ligne ne permet encore de dire qui.
Carmen Llorens Ponscandidate la plus plausible
Née en 1927 et restée à Barcelone après 1949. Cette cohérence biographique n’est pas une preuve d’emploi.
Eugenia Llorens Ponspossible avant avril 1949
Elle a l’âge d’entrer dans le monde du travail avant son départ pour la France, sans document d’entreprise retrouvé.
La fratrie Llorens Caballerà vérifier sans hiérarchie
Les dates et lieux de vie d’Isabel, Eugenia, Amparo et Madalena sont trop incomplets pour les classer.
Attention : Maria travaillait chez Hijos de Gabriel Julià, rue de Portugal. Cette usine et une usine Fabra i Coats ont toutes deux été surnommées « La Xarxa », mais elles étaient distinctes.
Pendant qu’Emilio est au front puis en France, Maria travaille, perd son emploi parce qu’elle est « la femme d’un rouge », vend dans la rue et maintient le foyer. Carmen transmet cette histoire ; Eugenia et Aurora rejoignent leurs parents en exil en 1949. La biographie familiale ne se résume pas au parcours des hommes.
De gauche à droite : Carmen, Aurora, Maria et EugeniaArchive ouverte
Un arbre n’est jamais fini.
Les portraits d’Isabel, Eugenia, Amparo et Madalena, leurs dates, leurs lieux de vie et l’identité du membre de la famille passé par la Fabra i Coats restent à retrouver. Chaque ajout sera daté, sourcé et rattaché à son niveau de preuve.